Rogue One : A Star Wars Story – ma Force a des limites

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Rogue One est le premier spinoff de la saga ô combien inter-générationnelle Star Wars qui se situe entre l’épisode III et l’épisode IV. Il est là pour raconter en 2 heures comment les rebelles ont réussi à choper les plans de l’Etoile Noire, plans qui permettront à la bande à Chewbacca et sa clique de bien niquer la race de Dark Vador dans le film qui suit. Tout ça, vous le savez déjà mais bon, faut bien commencer quelque part.

J’ai toujours été admiratif de l’univers créé par George Lucas, de l’impact culturel (et financier) que la saga a eu sur la génération de nos parents et la nôtre. Je pourrais passer du temps à vous citer plein de petits défauts dans chaque épisode mais ce serait trahir tous les bons moments que j’ai pu passer devant chacun d’eux. Après, j’irais pas me les retaper tous les ans ou adopter un chat marron à poils longs juste pour le plaisir de l’appeler Chewbacca. Disons que je suis un amateur modéré. Du genre à avoir hâte de voir Rogue One mais qui va profiter que les gens ont une vie le 25 décembre pour aller au ciné tranquille. Du genre qui a eu le temps de lire que ce spinoff était très réussi, voir mieux que l’Episode VII, et être serein sur le bon moment que j’allais passer, comme d’hab quoi.

Pas une semaine ne passe sans que je vois Mads Mikkelsen. Et c’est tant mieux, ça

Si il y a donc bien un truc auquel je ne m’attendais pas, c’était à me faire chier toute la première moitié du film. Ça fait 4 jours que j’ai vu le film et je ai déjà oublié le scénario. Ne me reste que le sentiment de déja-vu. Le coup de l’héroïne badass, ça aurait pu me convaincre si l’Episode VII n’avait pas proposé le même archétype l’année dernière. Ses acolytes sont une resucée de ce que Star Wars trilogie 1, trilogie 2 et trilogie 3 proposent déjà : le sidekick masculin qui porte un flingue, le robot qui parle…ne manquait qu’une peluche vivante et on avait la complète. Et la manière de raconter l’histoire? Bah pareil, toujours plus linéaire. Juste ça prend 2 heures au lieu des 7  habituelles. Un Star Wars comme tous les autres.

Alors j’ai pris mon mal en patience, j’ai attendu que les gentils rejoignent les méchants et les méchants pas si méchants pour se foutre joyeusement sur la gueule dans un magnifique feu d’artifice d’une heure qui fait le taf. Mais malgré ça, n’ayant pas eu plus d’empathie pour le destin des personnages que pour mon téléphone dont l’heure n’avançait pas assez vite à mon goût. La deuxième heure est bien moins chiante parce que ça flingue et ça pète à tout va dans des décors de plage à tomber raide. Ça fait « piou-piou-boum-boum » et ça le fait bien. Par contre, les enjeux du film et des persos, toujours rien à foutre.

Voici un exemple de personnage secondaire très chiant

Autant des fois j’aime bien chier sur des films tellement j’ai trouvé ça mauvais, autant là je suis dégoûté de ne pas avoir kiffé comme la grande majorité de ceux qui l’ont vu. Le film n’est pas du tout mauvais (Assassin’s Creed l’est), et je ne doute pas les amateurs pourront contredire très facilement ce que je reproche à Rogue One, y trouver plein de différences et surtout leur compte. Et le pire c’est que je serais pas foutu de tenir le débat plus d’une minute avec un fan. Parce qu’en plus, j’ai toujours autant hâte d’aller voir l’Episode VIII, observer ce que deviennent les persos que j’ai laissé l’hiver dernier. Je mets beaucoup d’espoir dans ce Kylo Ren aux airs d’émo fan de Tokio Hotel en pleine déprime parce qu’en 3 épisodes il y a moyen que ça devienne un vrai fou furieux (et qu’Adam Driver, c’est pas de la merde).

Simplement je suis un amateur modéré de Star Wars qui n’a pas besoin de se taper un Star Wars par an, qu’au fond je m’en tamponne de comment qu’ils ont chopé les plans de l’Etoile Noire. Que je ne suis pas assez avisé pour voir et apprécier les clins d’œil, les références et autres trucs au fond de l’écran qui émoustillent les puristes. Peut-être que si le film était sorti après cette 3è trilogie, je l’aurais mieux apprécié. Peut-être. Au final, en amateur modéré, je trouve l’Episode VII beaucoup mieux et beaucoup moins réchauffé que ce Rogue One. 

oh ça va on peut rigoler…

En plus je rappelle que c’est Disney qui a racheté la franchise, qu’ils ont du fric à faire et des jouets à vendre à vos gosses. Des spinoffs on va en bouffer. Qu’à force d’aimer ça, on va finir par aller voir en 2025, quand tout aura déjà raconté, des spinoffs comme : « La Jeunesse Troublée de Chewbacca : A Star Wars Story », « l’Histoire de la Coiffure de la Princesse Leïa : A Star Wars Story », « R2D2 et C-3PO La Romance Interdite : A Star Wars Story ». 

Cette année, j’aurais largement plus pris mon pied avec Star Trek Sans Limites.

4 Mouais

Les fans sont aux anges et tant mieux pour Disney car ce sont eux qui achètent les goodies. Je ne dois pas être assez fan pour apprécier les spinoff à leur juste valeur. Ne me reste plus qu'à surveiller que mes amis fans de SW ne crachent pas dans mes prochaines bières ces prochaines semaines.

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About Author

Ne parle jamais de lui à la troisième personne mais se sent obligé de le faire dans une description. Armé d'une carte UGC, d'une PS4, d'une PSVita, d'un sens de l'humour douteux, tout comme ses goûts. Aime bien ne pas être d'accord, juste pour faire chier

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